HÉGÉMONIE CULTURELLE

Comme en rêvait Antonio Gramsci dans sa cellule, il nous faut affronter et vaincre l’hégémonie culturelle du capitalisme. Pour cela, comme le disait Raymond Aubrac peu avant de mourir, il nous faut une utopie. C’est une bataille d’idées. Projet contre projet. D’un côté la vision de Bill Gates. D’un autre côté la nôtre, à construire. La première chose à faire est donc de définir notre utopie. J’en propose une, c’est le monde de Bisounours (qui gagnerait à être simplifié). Mocica propose un monde sans argent. Les décroissants proposent un revenu de base et la gratuité. akira propose un monde sans police. Il faut mettre tout le monde d’accord sur un socle commun dépouillé pour éviter les sujets clivants.

Utopique ? Irréalisable ? Non !

« L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité d’aujourd’hui. » Théodore Monod

Car c’est la réalité chez les zapatistes malgré la pression des paramilitaires ! Les employéEs des coopératives, les médecins, les éluEs, les professeurEs, les juges ne sont pas rémunéréEs et iëls mangent quand même et dorment dans un lit. C’est le principe « tout pour tous, rien pour nous ». Tout ce qui est produit par la communauté est partagé équitablement entre toustes. Les zapatistes ont évacué l’argent d’une partie de leur économie en créant du travail non marchand. 

Wikipedia est un autre exemple des merveilles possibles quand on sort de la boîte dans laquelle le capitalisme, qui marchandise tout, veut nous maintenir. Sortons nos imaginaires de la boîte !

« Celui qui ne vit pas la gratuité fraternelle fait de son existence un commerce anxieux ; il est toujours en train de mesurer ce qu’il donne et ce qu’il reçoit en échange. […] Nous avons reçu la vie gratuitement, nous n’avons pas payé pour l’avoir. Alors nous pouvons tous donner sans rien attendre en retour[…] » Fratelli Tutti #140

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