LA CAUSE APPARENTE

Dans leur magnifique déclaration pour la vie du 1er janvier 2021, les zapatistes écrivent :

Il n’y a que très peu de choses qui nous unissent : 

Faire nôtres les douleurs de la terre : la violence contre les femmes, la persécution et le mépris contre les différentEs dans leur identité affective, émotionnelle, sexuelle ; l’anéantissement de l’enfance ; le génocide contre les peuples originaires ; le racisme ; le militarisme ; l’exploitation ; la spoliation ; la destruction de la nature. 

Comprendre que le responsable de ces douleurs est un système. Le bourreau est un système exploiteur, patriarcal, pyramidal, raciste, voleur et criminel : le capitalisme

Savoir qu’il n’est pas possible de réformer ce système, ni de l’éduquer, de l’atténuer, d’en limer les aspérités, de le domestiquer, de l’humaniser. 

S’être engagé à lutter, partout et à toute heure – chacunE là où on se trouve – contre ce système jusqu’à le détruire complètement. La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme. Nous ne nous rendons pas, nous ne nous vendons pas, nous ne titubons pas. 

Avoir la certitude que la lutte pour l’humanité est mondiale. De même que la destruction en cours ne reconnaît pas de frontières, de nationalités, de drapeaux, de langues, de cultures, de races, la lutte pour l’humanité est en tous lieux, tout le temps. 

Bien sûr iëls ont raison.

« Le capitalisme ne peut pas plus être persuadé de limiter la croissance qu’un être humain ne peut être persuadé de cesser de respirer. » – Murray Bookchin

Mais il y a des forces plus profondes, plus anciennes et plus puissantes qui régissent le monde. Ce sont les causes racines de la catastrophe. Se prétendre anticapitaliste sans s’attaquer à ces causes, en commençant par soi-même, est voué à l’échec.

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