L’ÉNERGIE

La consommation d’énergie primaire en France en 2019 était de 241 Mtep d’après Wikipedia. Cela fait 2808 TWh soit près de trois millions de milliards de Watt heure. Un kiloWatt heure c’est ce que consomme un micro-ondes de 900 Watt pendant une heure et quelques minutes. Si on divise cette énergie par le nombre d’heures dans une année (8760) et le nombre de français (67 millions), on obtient la puissance primaire consommée par chaque français.

2,808×1015 / (8,760 x103) / (67 x106) = 4780 W

Presque 5 kW. C’est comme si on avait tous cinq micro-ondes de 900W allumés en permanence. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Regardons ça autrement : comme l’enseigne l’association Avenir Climatique dans son excellent MOOC, un cycliste qui pédale à 20 km/h sur une route plate développe une puissance de 100 W environ. Chaque français a donc 47,8 cyclistes qui pédalent pour lui absolument tout le temps, en moyenne. Et ce serait pire si on enlevait l’énergie nécessaire à la production de ce qu’on exporte et si on ajoutait l’énergie nécessaire à la production de ce qu’on importe. On ajouterait alors 50% d’après l’Ademe.

Il est très facile de dessiner la courbe de notre consommation d’énergie entre l’an 0 et l’an 4000. C’est presque un dirac ! Tout ce qu’on peut faire, c’est organiser la descente énergétique maintenant ou l’ignorer et la subir bientôt.

D’après Wikipedia, l’électricité en France représente 45% de l’énergie primaire et seulement 25% de l’énergie finale. La différence vient du rendement désastreux des centrales nucléaires, ce « patrimoine » dont on est si fier.

En réduisant notre consommation, on va pouvoir le mettre au placard et se contenter des énergies renouvelables qui représentaient 26,9% de la consommation électrique en 2020 d’après Wikipedia 🥰. Pas question en effet de continuer avec l’énergie nucléaire qui génère des déchets ingérables qui durent des millions d’années. Aujourd’hui on en a 1,7 millions de m3 rien qu’en France soit de quoi remplir une pyramide de 120 m de côté et de 350 m de hauteur dans laquelle on pourrait mettre la tour Eiffel !

« Le nucléaire, c’est un cadeau plus qu’empoisonné. Avec des déchets qu’on veut enfouir dans le sous-sol comme on glisse la poussière sous le tapis, mais pour un million d’années ! Qu’il s’agisse du nucléaire civil ou du nucléaire militaire, les conséquences sont les mêmes : on est en train d’organiser le suicide à long terme de l’humanité. » Albert Jacquard

Si nous ne les arrêtons pas nous-mêmes, le déréglement climatique va s’en charger en submergeant les centrales côtières et en asséchant les centrales  refroidies par un fleuve comme ce fut le cas pour celle de Chooz en août 2020. Les centrales vont faire partie du grand musée à ciel ouvert à la bêtise humaine car ne rêvez pas d’un retour à l’herbe, elles ne seront jamais démantelées. La petite centrale de Brennilis attend son démantèlement depuis 1985. Le coût de ce démantèlement est 20 fois ce qui a été estimé !

image de l’association « sortir du nucléaire »

Plutôt que « d’user le soleil » à étudier des démantèlements impossibles, il vaut mieux développer des filières « low-tech », locales et recyclables pour les énergies nouvelles qui ne sont pas parfaites. Les moteurs synchrones des éoliennes nécessitent des terres rares dont l’extraction en Chine est très polluante, les pales des éoliennes ne se recyclent pas, le bilan carbone des panneaux solaires chinois est désastreux, etc. La seule énergie sans impact est celle qu’on ne consomme pas. Apprenons à produire notre énergie avec l’association Tripalium. Développons les fours à concentration solaire comme celui d’Odeillo ou la centrale Thémis.

Et pourquoi pas développer un système de captage du CO2 dans la cheminée pour les centrales à gaz, pétrole ou charbon ? Cela pourra intéresser le reste du monde qui dépend encore des énergies fossiles pour les 2/3 de sa production d’électricité. Voilà une technologie qui serait utile et lorsque le monde aura tourné la page des énergies fossiles, ça servira pour les centrales à bois.

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