LES DÉCHETS

L’humanité existe depuis plus de 1000 siècles et n’est qu’au début de son existence. La demi vie des déchets nucléaires les plus durables est de 2,14 millions d’année (Neptunium 237) et ils seront donc inoffensifs dans 20 millions d’années environ (10 demi vies) soit 200 000 siècles. L’humanité peut voir ce moment et il n’appartient qu’à elle que cela arrive.

Mais pour cela, il ne faut rien faire qui ne soit durable à très très long terme.

  • Enfouir une partie de nos déchets n’est pas durable (80 % des déchets sont enfouis dans le centre de tri de ma commune !)
  • Recycler à un taux inférieur à 100 % n’est pas durable.
  • Recycler de façon non circulaire n’est pas durable.
  • Extraire des ressources non renouvelables n’est pas durable (tous les métaux, les énergies fossiles, le sable, etc.).

Des voitures ou vélos électriques, pourquoi pas mais à cette condition : que tous les composants soient recyclables à 100% dans de nouveaux composants, au sein d’une économie vraiment circulaire. Sinon c’est priver les générations futures d’avoir le même confort de vie et on doit alors se l’interdire. Pareil pour les ordinateurs, les téléphones et tous les biens de consommation. Et 100%, ce n’est pas 99,9%, c’est 100%.

Pour les voitures, il va falloir cesser de faire autant de batteries que de modèles de véhicules différents avec des dizaines de chimies différentes. Il est temps de coopérer avec cet objectif suprême : un taux de recyclage circulaire de 100%. Et la coopération doit être de mise aussi pour tous les autres biens de consommation. On l’a bien fait pour se mettre d’accord sur des standards, celui des piles A, AA et AAA par exemple. Pourquoi pas pour les batteries des voiture ? Pourquoi pas pour tout ?

Enfin réduire les déchets nécessite aussi de réduire considérablement l’activité partout et notamment dans le bâtiment qui est la première source de déchets.

Et les déchets ménagers ? Dans les  rues, on trouve des bouteilles, des sacs plastiques, des mégots, des canettes… Tout ça finira dans les égouts puis se retrouvera dans les rivières et enfin dans les océans.

Peut-être finiront ils dans le ventre d’une baleine qu’ils tueront. Environ 8 millions de tonnes de déchets vont dans les océans chaque années d’après Wikipedia, rien que pour le plastique. Beaucoup se dégradent en particules, sont avalés par des poissons et finissent dans nos assiettes. Tôt ou tard, ça se retourne contre nous !

Jeter dans la nature une bouteille, un sac, un mégot, c’est comme cracher par terre dans la maison d’un ami sous ses propres yeux. Car c’est exactement ce qu’il se passe, dans la maison de Pachamama, sous ses yeux à qui rien n’échappe. Et un jour ou l’autre on en paiera le prix, nous, toi ou tes enfants, en retrouvant ça dans nos assiettes ou dans nos verres. 

Maintenant, on va ranger. Il est temps de commencer à ramasser les déchets qui traînent par terre. Il y a toujours une poubelle à proximité. Et un jour ou l’autre, ça aussi ça paiera en retour. Plutôt que de faire des ablutions ou des signes de croix, honorons Pachamama en ramassant un déchet ou en disant à celui ou celle qui jette un mégot « bonjour monsieur, vous avez perdu quelque chose ! » et ajoutons qu’un seul mégot peut polluer 500 litres d’eau. Ramasser un déchet plastique qui traîne purifiera bien plus que des ablutions sous la douche !

illustration Wikipedia

CertainEs ont la bonne habitude de faire une action de grâce au moment de manger pour remercier Pachamama pour ses bienfaits. C’est une excellente habitude mais il est temps de faire une action de grâce aussi pour lui demander pardon pour les déchets qu’on lui confie et encore plus en cas de gaspillage alimentaire.

illustration de Ella et Pitr

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