« Tous les réactionnaires sont des tigres en papier. En apparence, ils sont terribles, mais en réalité, ils ne sont pas si puissants. […] Pour la bonne raison qu’ils sont coupés du peuple. » Mao Zedong
Mais le peuple n’est pas uni, comme Lilian Thuram le lamente :
« Ayons le courage d’ôter nos différents masques, de Noir, de Blanc, d’homme, de femme, de juif, de musulman, de chrétien, de bouddhiste, d’athée… Le « Je » c’est « Nous » »
Et la plupart de nos concitoyenNEs sont dans une posture de dominéEs au sens d’Étienne de la Boétie. Les raisons sont :
- L’école. Le but de l’école de Jules Ferry n’est pas l’émancipation mais l’obéissance. Elle a été pensée en réaction aux événements de 1870 (la défaite face à la Prusse serait notamment liée au soldat prussien plus instruit) et 1871 (éviter que la Commune de Paris se reproduise). Aujourd’hui l’éducation ne vise pas à l’émancipation mais à l’insertion professionnelle dans une stricte reproduction sociale.
- L’absence d’alternative connue. IËls ne sont pas conscientEs qu’un autre mode de vie est possible, qu’il existe une alternative au système capitaliste.
- Le confort. Il est plus confortable de se conformer aux injonctions de la société consuméristes et de se laisser distraire que de penser pour soi-même.
- L’ignorance de leur force. IËls sont dans une posture où iËls attendent le changement collectif du pouvoir qui en est incapable.
C’est Noam Chomsky qui en parle le mieux :
« The general population doesn’t know what’s happening, and it doesn’t even know that it doesn’t know. »
« As long as the general population is passive, apathetic, diverted to consumerism or hatred of the vulnerable, then the powerful can do as they please, and those who survive will be left to contemplate the outcome. »
« The key element of social control is the strategy of distraction that is to divert public attention from important issues and changes decided by political and economic elites, through the technique of flood or flooding continuous distractions and insignificant information. »
Quelques idées pour affronter ça :
- Eviter les sujets qui clivent et ne remettent pas en cause l’adversaire
- faire de l’éducation populaire pas seulement sur le climat et l’écologie mais aussi sur le capitalisme et le chaos. L’enfer n’est pas pour 2050 à cause du capitalisme, l’enfer est maintenant et depuis toujours à cause des causes racines.
- promouvoir l’utopie (gratuité, partage, entraide, don, semaine de 2 jours, …)
- développer l’autonomie pour prêcher par l’exemple
Cela passe par exemple par des événements destinés à faire du lien, notamment des porte-à-porte (comme un parti politique), des points fixes (comme les gilets jaunes), des journées porte ouverte, etc.